Qui a dit que le latin est une langue morte ?

Qui a dit que le latin est une langue morte ?

Même les Romains en perdent leur latin

Dessin de Marine Fargetton : unprintempspourmarnie.mondoblog.org

 

Saviez-vous que Dieu n’aime pas le latin. Oui. Ou alors mon Dieu à moi. Cette langue, Il l’a en horreur. Il l’abhorre.
Primo, Il leur a envoyé (eux, ce sont les Romains, ces maîtres du monde antique, qui parlaient … latin) Néron, et maints autres tyrans. Oui, vous me dirais qu’ils ont eu tout de même César, Auguste et je ne sais plus qui ; mais n’oubliez pas que la folie et la cruauté de Néron a vaincu deux millénaires et que ni Mobutu ni Bokassa, à mon avis, même coalisés, ne pourront l’égaler.

Bref… Secundo, Il leur a envoyé – qui ? – les Barbares, à leur tête Alaric, un chouette monsieur, qui mit Rome à sac. Quelques années après, plus d’Empire romain, mais le latin, comme tous les enquiquineurs, a la peau dure. Et ni le temps ni les langues nouvelles, bien en bouche et sur toutes les… langues, n’y ont rien fait. Langue satanique, elle fait de la résistance. A la longue, mon Bon Dieu risque d’y perdre son… latin – zut, encore lui – et alors ce sera le remake de Sodome et Gomorrhe subissant l’ire des Cieux.
Je disais donc, l’Empire romain et ses Romains morts au 5 siècle après J.C, la langue aurait dû suivre. Mais ce qui tue les hommes ne tue pas une langue. Surtout quand cette langue a pour nom : latin. Vous me demanderez : « On la parle où ? En Amérique latine ? En Italie ? Où, Bon Dieu ? » Je vous répondrais : « On la parle à l’église (pas dans toutes), et aussi par les vieilles têtes pédantes du siècle dernier et dans les amphithéâtres. Surement aussi en Enfer. N’ayant jamais mis les pieds dans une église (mais curieux comme je me connais, ça viendra) et n’étant pas, à mon avis, ni vieux ni pédant, je ne pourrais vous parler que du latin dans les amphis.

César, mort, Brutus, l’ayant tué, mort, Néron, mort, bref tous les Latins six pieds sous terre ou sous lave, que peut bien faire cette langue-zombie sur terre. Et bien, elle n’est encore là que pour hanter mes nuits et jours d’étudiant de Lettres Modernes.

Mais est-elle elle-même fautive. Non. La faute incombe aux « ressusciteurs » d’antiquités et de langues mortes qui nous l’enseignent. Eh oui ! On est en 2013, deuxième millénaire après J.C. et on continue à nous bassiner avec cette… revenante. Sous prétexte que ça aide pour mieux comprendre les tenants et les aboutissants de la langue française, qui lui doit une fière chandelle, on nous la sert, déclinée à toutes les sauces : conjugaison latine, déclinaison des verbes latins, historique du latin de la Rome à la Gaule de Rabelais (sic).

Ainsi l’on vous apprend que tel ou tel mot vient d’un mot untel, -j’aurais pu vous donner quelques exemples mais j’ai plus un mot de latin en tête (ou presque) – Sans elle donc, pas de français, partant pas de Voltaire ni de Victor Hugo ni de Baudelaire ou de Sartre, encore moins de Césaire ou de Senghor. Mais aussi, me susurre mon Sancho Pança, si, sans le latin, pas de français et qui dit français dit francophonie, dit aussi R.F.I., dira forcément … Mondoblog et …
La ferme, Sancho, j’ai compris. Touche pas au latin ; mais s’il vous plait, Mesdames Messieurs les pédants, allez l’apprendre à d’autres.

Au hasard d’une lecture, (La Belle du Caire de Naguib Mahfouz), j’ai appris, avec stupeur, tremblement et indignation qu’en 1933, en Egypte, on apprenait le latin. Ça m’a dressé tous les cheveux de la tête. Quel calvaire cela a du être. En parlant de l’Egypte, il parle quelle langue, Sancho ? – L’arabe. Pupain ! La poisse ! Encore une langue que je ne porte pas dans mon cœur. Astaghfiroulahi ! Mais ne le dites à personne because I’m muslim. Pourquoi ? Cela fera peut-être l’objet d’un article.

P.S. : Dites-moi, d’aventure, si l’un d’entre vous a jamais appris le latin, à quoi ça lui a servi et comment il s’en est sorti. Moi, ça ne m’a servi à rien. Rien de rien. Touss, nada, fuck, rien, comme on dit chez nous. Ça m’a juste poussé à ne plus vouloir croiser un cours ou un livre de latin de ma vie. Traumatisé à vie. Sans blagues. Ils me doivent réparation.

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